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La plus ancienne forme de la vie religieuse est la vie monastique (du grec: "monastès", solitaire).
Les premiers chrétiens qui quittèrent le monde pour se consacrer totalement à Dieu furent des ermites, c'est-à dire des solitaires,
d'où leur nom de moines ou de moniales (du grec: "monos", seul). Ils habitaient des huttes voisines les unes des autres et se réunissaient pour
vaquer à des exercices communs. C'est en Égypte, dans les déserts de la Thébaïde, que vécurent les plus fameux d'entre eux, tels saint Palémon, saint Paul l'Ermite,
saint Antoine et saint Pacôme. Cependant ce dernier devait innover, au IVe siècle, en groupant ses disciples en communauté, instaurant ainsi les cénobites
(du grec: "koinos", commun et "bios", vie), c'est-à-dire une catégorie de moines vivant en commun dans un monastère. |
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En Occident apparut, au VIe siècle, une Règle remarquable par sa discrétion et son humanité. L'auteur, Benoît de Nursie, voulait instituer une forme de vie monastique sans "rien de trop rigoureux ni de trop pénible" (Prologue), de telle sorte que les vaillants aient loisir d'exercer leur bon zèle, sans que les faibles soient tentés de découragement" (v. Sainte Règle, c. 64). C'est ce qui valut à la Règle Bénédictine un succès tel, que l'Église décerna à saint Benoît, son auteur, le titre de Patriarche des Moines d'Occident. Le Saint-Père Paul VI, dans une allocution aux Abbés bénédictins, le 30 septembre 1966, montrait combien l'utilité de cette Règle demeure toujours actuelle: "Nous voulons confirmer la dignité et plus encore l'excellence de votre forme de vie religieuse, et aussi de son rôle dans la piété de chaque fidèle, dans la vie spirituelle de la communauté chrétienne et dans la contexture variée et harmonieuse de l'énergie vitale dont l'Esprit-Saint anime l'Église de Dieu." "Votre Règle dégage une sagesse que les siècles n'ont pas ternie. Que l'observation intégrale de vos coutumes traditionnelles vous convainques de l'incessante fécondité de ce qui vit de son Esprit." |
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