Pour
défendre sa vie
Shintani Sensei a dût à plusieurs reprises,
défendre sa vie contre des assaillants, la plupart du
temps quand il était dans le camps de concentration
japonais en Colombie-Britannique. Il ma raconté
une fois quil revenait du marché avec son frère,
les bras chargés de sacs de provisions. Des personnes
faisant parties dune bande (environ dix voyous)
sont partis à leur poursuite, pour des questions
raciales, pour leur faire un mauvais parti. Ils ont donc
laissés tomber leurs paquets et ont essayés de se
sauver. En chemin ils ont trouvés des morceaux de
charbon quils ont ramassés et cachés dans le
creux de leurs mains. Ils se sont fait rattraper par les
voyous et ont dût se défendre. Ils en ont blessé 3
sérieusement et ont fait prendre la fuite aux autres.
Les 3 personnes blessées et leurs copains ont portés
plaintes à la police, qui sont venu sur place. Ils ont
ris des malfaiteurs, leurs prétextant, comment 2 petits
japonais auraient pu agresser 10 jeunes hommes et en
blesser 3 autres. Pour défendre sa vie, Shintani Sensei
ne jouaient pas avec ça.
Une autre anecdote que me mentionna Shintani Sensei fût
à propos dun accident de voiture à Toronto ou
Hamilton. Une voiture brûla un feu rouge et lui rentra
dans le côté faisant chavirer son véhicule. Shintani
Sensei fût gravement blessé, mais parvint à sortir de
son véhicule. Trois jeunes hommes sortirent également
de lautre véhicule et en colère voulurent donner
une raclée au vieil homme. Shintani Sensei a dût encore
une fois se défendre et assommé ses assaillants. La
police arriva sur place et maîtrisa Shintani Sensei qui
supposément bougeait beaucoup. Cinq minutes plus tard,
le vieil homme seffondra et se retrouva à
lhôpital. Les trois jeunes hommes furent arrêtés
pour assaut sur un vieillard. On a dût intervenir avec
une chirurgie à la colonne vertébrale. Depuis ce temps
Sensei avait une tige dacier dans le dos et une
autre dans le bras. Cest pourquoi on le voyait
toujours par la suite opéré ses cliniques avec un très
large bandage autour du bras. Il avait tellement une
force mentale forte, que même avec la douleur il était
capable de faire des techniques dune force et
dune vitesse incroyable.Une personne humble
Shintani Sensei nétait pas une personne
attachée à largent. Tout largent quil
avait, il la donnait en majorité aux personnes qui en
avaient de besoin.
Shintani Sensei était venu à mon club de karaté pour
donner une clinique de perfectionnement à mes élèves.
Pour le remercier pour cette clinique, notre club de
karaté lui avait payé son déplacement et tout remis
largent quon avait ramassé des élèves.
Comme je trouvais que ce nétait pas suffisant pour
le trouble quon lui occasionnait pour ce
déplacement, javais décidé que le club lui
débourserait la majeure partie du dédommagement. Nous
lui avons donné $500,00 en surplus du déplacement. Une
semaine plus tard, Sensei me rappela pour me dire que les
fonds bancaires de notre école étaient insuffisants. En
fin du compte, ce nétait pas lui qui avait changé
le chèque, il lavait déjà donné à une autre
personne qui en avait de besoin. Je lui ai donc refait
cette fois-ci un mandat de poste pour être sûr
quil nait pas dautres inconvénients.
Une autre fois, une des amis de Sensei décéda laissant
son épouse dans une situation critique pour une
deuxième hypothèque sur la maison. Celle-ci
navait aucun autre revenu et navait pas de
quoi pour sauver sa maison. Alors Shintani Sensei alla
chercher, je crois que cest $10 000.00 et le donna
à cette femme, en lui disant de payer son hypothèque et
cela sans regret. Je lui ai demandé pourquoi il agissait
ainsi, il m'a simplement répondu qu'il n'avait pas
besoin de cet argent et que s'il ne le faisait pas il
n'aurait pas été capable de se regarder dans le miroir.
À plusieurs occasions, Sensei Shintani agissait ainsi.
Cest pourquoi Sensei vivait pauvrement. Il vivait
dans une petite chambre, avec un lit, une petite
télévision et une chaise, il navait pas de
véhicule et pour se déplacer, il devait demander à
quelquun de le reconduire.
Il savait se faire apprécier de ses élèves et
amis.
Mon prénom est Roger et mes amis et collègues
anglophones le prononcent la plupart du temps de la
manière anglophone comme Rodger. Un jour que je
discutais avec Sensei, je lui ai mentionné que mon nom
nétait pas Rodger mais Roger comme Rojer.
Alors toutes les années subséquentes de ma ceinture
verte à, il y a quelque mois à peine avant sa mort, je
pouvais toujours voir Sensei dire ses premiers mots,
Heeelllo Rojer ! pour me faire plaisir et il savait
que jappréciais beaucoup ce geste.
Une autre fois, jai participé à un tournoi de
karaté à Welland en Ontario. La plupart de tous les
tournois que je fais sont à quelques dix ou onze heures
de route et jen fait de 12 à 15 par année. Alors
cette fois, il y avait une grosse tempête de neige.
Quand Sensei ma vu arriver, il ma simplement
dit ; si Roger est là, tout le monde devrait venir
aujourdhui. À la fin du tournoi nous sommes
repartis à la maison dans la tempête. Sensei était
très inquiet de nous voir partir ainsi et le lendemain
matin aux petites heures, Sensei mappela au
téléphone, comme un père pour son enfant pour savoir
si jétais bien arrivé. Dans les tournois, il
minterpellait souvent : Roger vient
tasseoir avec moi. Et la il me montrait des
techniques quils pouvaient voir dans le tournoi,
des choses qui seraient succebtible de maider plus
tard, ou bien carrément il me parlait de choses et
dautres, et il savait que je lappréciais
beaucoup.
Une autre fois, il est venu me voir pour me dire :
je sais que ça fait longtemps que tu désire faire les
championnats du monde et si tu désire toujours les
faires, je vais faire en sorte que tu puisses y aller.
Grâce à lui, jai participé avec léquipe
canadienne à mon premier championnat du monde au Japon
en 1994.
Cest une personne qui aimait beaucoup parler avec
ses amis. Il me tenait réveillé chez moi jusquà
4 ou 5 heures du matin, fumant une cigarette après
lautre, discutant soit de karaté, soit
dautres choses, soit pour menseigner des
techniques dans mon salon, soit pour regarder la télé.
Il dormait très peu et les cliniques de
perfectionnements débutaient tôt le matin. Mais il
fonctionnait comme si les 2 ou 3 heures de sommeils
avaient été suffisantes. Quand il nous demandait
quelques choses (Et il demandait très peu), il était
donc difficile de refuser ses requêtes. Et quel homme.
Faveur dans une clinique de perfectionnement
Shintani Sensei est une personne qui demandait très
peu, par contre, je lui en demandais beaucoup (faveur).
Une dentres-elles fût durant une clinique de
perfectionnement donné pour mes jeunes élèves.
Habituellement Sensei nenseignait quau
élèves adultes. En tout cas, cest ce que je
croyais. Je lui ai alors demandé ; Sensei, tout le
temps, jai mentionné à mes élèves que vous
étiez plus rapide que Bruce Lee, pouvez-vous leur faire
une démonstration de la vitesse et la puissance des
techniques que vous êtes capable de faire. Il a fait une
démonstration incroyable cette fois là encore. Il
était alors âgé de 72 ans et avait fait toute une
prestation et avait épaté les jeunes yeux éblouis de
mes élèves. Toute une prestation, oui, mais par la
suite, Sensei était tellement vidé dénergie que
la clinique des adultes qui suivait à été plus relaxe
pour quil puisse se reposer un peu.
3 fois Champion du monde
Dans les années 1950, Shintani Sensei a participé
à plusieurs championnats du monde et en rapporta trois
au Japon. Cest pour cette raison quOtsuka
Sensei le remarqua. Quand je lui ai mentionné quel
était ladversaire le plus dur quil ait eu à
affronter, il ma répondu le nom dun allemand
qui avait une force de frappe très dure. Il la
battu tout de même.
Questions spéciales
Souvent les élèves aimaient poser des questions à
Sensei. Une des questions les plus cocasse que jai
entendu ; "Demandes-lui sil mange avec
des baguettes ? ". Shintani Sensei ne
parlait pas le français, mais il le comprenait. Il
sest donc mit à rire de bon coeur. Il était une
personne qui aimait rire, mais un très mauvais conteur
de plaisanterie, mais on les riait tout de même.
Cliniques très dures
Plusieurs années passées, quand Sensei cherchait à
faire de moi un expert, il prenait le temps de
menseigner environ une quinzaine de techniques
durant que les autres élèves nen faisait
quune seule. Il était très dur durant
lenseignement de ses cours, que ce soit sur
lintensité, soit des techniques. Constamment il me
choisissait pour démontrer ses techniques, car il aimait
la manière dure des techniques que jexécutais.
Les élèves quelques fois critiquaient le temps de la
clinique quil passait avec moi, car visiblement, il
passait beaucoup plus de temps avec moi, quavec les
autres, il leurs mentionnait simplement quen
menseignant plus de techniques, les élèves
auraient plus de chances de les apprendre. La vérité
est, que Sensei aimait voir des techniques dures et il
était capable de se voir à lintérieur. Je
laidais simplement à se percevoir à travers moi,
quil me mentionnait.
Il préférait le kumite au kata
Sensei menseignait toujours les katas en me
disant constamment quon devait vivre un kata, de
visionner ladversaire et que les techniques de
celles-ci devaient être réalisables et efficaces dans
un combat réel pour quelles soient acceptables.
Hors lors du " All Black Belt Tournament
1998 " à Fort Erie, Sensei me fit une
confidence qui me glaça le sang : " Je
naime pas faire les katas et je nai jamais
aimé ça. Jai toujours préféré les techniques
et les combats (Kumite) ". Roger :
" Mais Sensei, vous maviez tout le temps
dit que je devais vivre un kata et vous lexprimiez
si bien que tout le monde croyait que vous aimiez faire
les katas ". Sensei : " En fait,
comme au karaté on doit faire des katas autant bien les
faire et mon rang au karaté me lexige".
Mais vous auriez du voir Sensei exécuter un kata, on
aurait jamais cru quil naimait pas faire un
kata.
Lanceur professionnel au baseball
Très jeune Shintani Sensei devint soutient de
famille. Il exerça donc plusieurs métiers dont un
lanceur professionnel au baseball. Comme il était
japonais et que le temps de la guerre nétait pas
révolu, celui-ci pour être capable dexercer son
métier, sest fait passer pour un Chinois. Mais
dans léquipe, il sest fait démasquer par un
réel chinois, car après un match, Sensei était en
train de e laver le visage et de la manière quil
le faisait le réel Chinois à pu voir le stratagème. Un
Chinois se lave le visage dans un vas et vient de gauche
à droite, hors Sensei se lavait le visage dans un vas et
vient du haut en bas. Le Chinois est venu le retrouver
pour lui mentionné ce détail, mais ne le dénonça
jamais.
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