ORIGINE DU KARATE
Le karaté trace traditionnellement son origine
au moine bouddhiste indien du nom Damura
Daishi (Bodhidharma), qui inventa des séries de mouvements
basés sur les mouvements naturels des animaux. Après ce temps
ces exercices seront développés dans un système réel
dart martial connu, le Shorinji Kempo. Selon la légende,
pendant le 6e siècle, celui-ci a voyagé en chine pour propager
les enseignements bouddhistes. Bodhidharma enseigna aux moines du
monastère du Shaolin-Szu des exercices dentraînements
physiques. Ces exercices physiques ont été pris de lart
martial indien Vàjramushti et avec le temps ils ont été
utilisés régulièrement par les moines pour renforcer leurs
corps et utilisé comme autodéfense. Cet art martial plus tard a
été répandu en Chine et développé dans plusieurs écoles et
systèmes avec le nom collectif Chüan-fa (Kung Fu).

Par une alliance politique entre Okinawa et la Chine en 1372, les arts chinois ont été propagés vers lEst dOkinawa encouragé par lempereur chinois. Il est dit que par ce Chüan-fa a commencé un nouveau style de combat appelé Tode, sur lîle dOkinawaOkinawa est une des nombreuses îles qui forment Ryukyu Islands, situé à mi-chemin entre le Japon et la Chine. Okinawa a deux grandes cités à cette époque (Shuri et Naha) qui sont très riche dans lhistoire des arts martiaux. Beaucoup de combat à eu lieu à cette époque entre le Japon et la Chine pour prendre possession de lîle de Ryukyu. En 1609, Tokugawa Shogun permit au clan Satsuma doccupé lîle de Ryukyu qui interdit aux habitants locaux dapprendre à se défendre et interdit le port des armes. Cette interdiction est donc bien antérieure à la domination des féodaux japonais au XVIIe siècle. C'est la noblesse, formant un cercle privilégié, qui, la première a pu accéder à l'art du combat transmis par les ambassades chinoises et par les habitants de Kumé. La technique Udon-Te (udon signifie palais) était transmise à cette époque aux fils aînés des familles de la haute noblesse. La famille Motobu fut la seule à avoir pu perpétuer cette tradition jusqu'au début du XXe siècle. Craignant ensuite la disparition de ce savoir, le dernier descendant, Chôyû Motobu le transmit à son disciple Seikichi Uehara qui l'enseigna dans son dojo. Le secret de la transmission était respecté à tel point que Chôki Motobu, le frère cadet de Chôyû , n'avait pas eu connaissance de l'art de la famille que pratiquait son frère aîné. Cette prohibition a apporté avec lui un intérêt accru pour lart de combattre à main nue, et les gens ont commencé à pratiquer ces activités dans le secret. Une oppposition était portant depuis longtemps établie à Okinawa entre les deux termes Tô-de (art du combat chinois) et Okinawa-Te (l'art du combat d'Okinawa). En 1875 Okinawa devient officiellement une partie du Japon. Pendant cette période les styles de combat Tode et Chüan-fa ont été finalement fusionnés sous le nom de Te (les mains), qui à leur tour deviendront trois écoles différentes. Ceux-ci ont été nommés selon les villes Shuri (Shurite), Naha (Nahate) et Tomari (Tomarite), qui deviendront unis et connu sous le nom de Okinawa-te. Okinawa-Te étant lui-même divisé en Shuri-Te, Tomari-Te et Naha-Te. Il est que problable que l'art du combat d'Okinawa se soit développé à partir de l'art du combat chinois.Tous les styles de karaté moderne ont eu comme origine, une de ces trois écoles.
En ce qui concerne une éventuelle tradition paysanne des arts martiaux, il existe certains indices mais peu de preuves tangibles. Il existait par exemple des danses locales d'Okinawa nommées Ryûkyû buyô, qui semblaient très proches de la gestuelle de certains kata de karaté. Le karaté de Tomari (Tomari-Te) était très proche du Shuri-Te mais parfois qualifié de Inaka-Te (karaté des paysans) par les adeptes de Shuri-Te car les adeptes du Tomari-Te inséraient souvent des gestes décoratifs dans les kata, ce qui allait à l'encontre de la pratique du Shuti-Te qui préférait la simplicité et la rigueur.
Deux témoignages suivants sont tirés du livre "Histoire du Karate-Do" de Kenji Tokitsu et sont plus complémentaires que contradictoires.
Témoignage de S. Gima : "Selon mon grand-père, le karaté-jutsu (appellation ancienne du karaté-do) n'était jusqu'à son époque pratiqué que dans le village de Kumémura. On disait que le karaté-jutsu de Shuri avait été rapporté par le Seigneur Makabé à son retour de Pékin (à la fin du XVIIIe siècle). Ensuite commença la lignée des Sakugawa, suivie de Sôkon B. Matsumura et de Ankô Itosu..."
Témoignage de Fuyû Iba (1876-1947), linguiste originaire d'Okinawa : "... je crois qu'il serait plus juste de penser que le karaté a été importé par les habitants de Ryûkyû qui allaient périodiquement, pour une durée de deux ans, travailler dans les comptoirs commerciaux de la maison de Ryûkyû au Fujian en Chine, surtout à la fin de la dynastie Ming au XVIIe siècle, alors que les habitants de l'île étaient soumis à l'interdiction des armes. Ils ont donc appris des techniques d'autodéfense. Mon grand-père est allé lui-aussi plusieurs fois au Fujian où il a appris ces techniques. Mais il refusait d'en parler, disant qu'il s'agissait simplement d'autodéfense."
Ces témoignages nous laissent supposer que les racines du Shuri-Te, habituellement considéré comme le courant le plus ancien, remontent explicitement au XVIIe ou XVIIIe siècle.
L'art du combat Chinois :
L'art du combat chinois a joué un rôle de première importance dans la formation du karaté. En effet, le karaté n'aurait pas pris cette forme sans le contact de l'art du combat chinois, même s'il existait auparavant à Okinawa, ce qui n'est pas certain, des techniques de combat suffisamment élaborées pour servir de base à la création d'un art du combat.
De 1372 à 1866 une délégation de l'empereur de Chine est venue vingt-trois fois à Ryûkyû, pour les cérémonies de consécration du roi et il y a de bonnes raisons de penser que cette ambassade a joué un rôle important dans la transmission de l'art du combat. Les contacts des membres des délégations avec des habitants de Ryûkyû ne figurent dans aucun document, mais il serait inconcevable que les quelques centaines de personnes des délégations successives soient demeurées plusieurs mois durant sans sortir du petit village de Kume. Le contact avec eux a certainement été une ligne importante d'infiltration de l'art du combat chinois, sans aller jusqu'à une transmission globale de celui-ci. Pour prendre un exemple, la chronique rapporte qu'en 1683 un des chefs de la mission chinoise portait le nom de Wanshu (Wang Xiù en chinois). Or, nous connaissons aujourd'hui un kata nommé Wanshu. Ce kata était pratiqué jusqu'en 1870 exclusivement dans le village de Tomari. Parmi les documents relatant la venue de l'art du combat chinois à Okinawa, un des plus anciens est le Journal d'Oshima daté de 1762. Il fut rédigé par un officier du royaume d'Okinawa qui, pris par un typhon, échoua dans une seigneurie du sud du Japon.
Les Chinois installés à Okinawa depuis 1392 dans le village de Kume ont vraisemblablement, malgré la fermeture du village, communiqué en secret l'art du combat chinois à certaines familles nobles qui avaient des contacts avec eux. Ces familles chinoises ont joué un rôle important depuis le XIVe siècle dans les affaires du royaume de Ryûkyû et l'art du combat chinois constituait un des privilèges de ce groupe de familles. Cette communauté entretenait régulièrement des contacts par l'intermédiaire des membres de la délégation de l'empereur de Chine qu'elle était chargée d'accueillir. Un art du combat enrichi de savoirs nouveaux devait être communiqué chaque fois, en même temps que d'autres techniques. Cette communication se limitait à certains Chinois du village de Kumé et peut-être à quelques nobles du royaume de Ryûkyû. La diffusion en dehors du village Kumé fut très certainement pendant longtemps minime. C'est à partir du XIXe siècle que la fermeture du village de Kumé se relâcha. Alors l'art du combat longtemps dissimulé derrière ses remparts a peu à peu commencé à filtrer au dehors sous le nom de Naha-Te, car ce village dépendait de la ville de Naha.
En outre, à partir du début XVIIe siècle, quelques habitants d'Okinawa commencèrent à se rendre en Chine pour commercer et y restèrent souvent deux années durant. Ces voyageurs, un peu aventuriers, rapportèrent sans doute à Okinawa des techniques de combat à main nue qui leur étaient utiles. Cependant celles-ci ne pouvaient qu'être fragmentaires, parce qu'en deux ans il était impossible d'apprendre dans son ensemble la méthode de l'art martial chinois qui repose sur une conception du corps élaborée.
Il est raisonnable de penser que les courtes séquences techniques répondant directement à une application simple en combat, dont il existe plusieurs types, ont été transmises ainsi et que les habitants d'Okinawa les ont transformées en les adaptant à leur morphologie et à leur mode de vie. Elles formèrent toutefois plutôt un savoir technique qu'un art méthodique. Il existait probablement auparavant dans les milieux privilégiés chinois et d'okinawaiens riches des filières de transmission, mais elles n'étaient sans doute pas systématiques, puisque nous ne trouvons pas de trace d'une école de « té » à Okinawa avant celle de Sôkon Matsumura au début XIXe siècle.
L'art transmis par Matsumura qui est parvenu jusqu'à nous, constitue donc une synthèse de trois éléments : ce savoir technique fragmentaire, la pratique de l'art du sabre japonais de l'école Jigen-ryû et l'art du combat chinois (apprit lors de son séjour de quinzes mois à Pékin sous la direction du maitre Wèi Bô de l'école du nord). Les écoles traditionnelles de « té » remontent donc à l'enseignement de Matsumura et de ses contemporains. A partir du XIXe siècle ces écoles prendront le nom de la localité où demeurent les adeptes : Shuri-Te pour désigner l'école de Matsumura qui se développe autour du palais, Tomari-Te pour désigner une autre école qui se développe dans la ville voisine et Naha-Te pour désigner l'école des chinois du village de Kumé qui faisait partie de Naha. Le Tomari-Te ressemble beaucoup au Shuri-Te. Les deux écoles de Shuri-Te et Tomari-Te représentent un art du combat produit par la culture d'Okinawa.
C'est seulement vers les années 1830 que l'art Naha-Te commença à devenir plus accessible aux habitants du voisinage. La fonction historique de Kume va s'effondrer en 1879 avec l'extension à Okinawa de l'emprise de l'Etat japonais moderne. Ses habitants vont alors rentrer en Chine ou s'intégrer à la population d'Okinawa. Au mode unitaire et fermé de transmission de leur art du combat se substitue progressivement une diffusion plus dispersée. Kanryô Higashionna, né à Naha en 1852, partit pour la Chine étudier en profondeur l'art du combat auquel il avait été initié sous la direction d'un adepte de Kume. Après un séjour de quinze ans en Chine, il retourne à Okinawa et fonde une école qui, elle aussi, est appelée Naha-Te. Historiquement le Naha-Te comporte donc le Naha-Te des Chinois du village de Kumé et l'école fondée par K. Higaonna qui en est partiellement issue. Le Naha-Te rénové par K. Higashionna a été repris par son disciple Chojun Miyagi qui, comme son maître, alla étudier en Chine. Il nomma son école Goju-ryu. C'est ainsi que la tradition du Naha-Te, héritière fidèle de l'art du combat chinois, est perpétuée par cette école aujourd'hui célèbre.
Le rôle de Matsumura dans l'histoire du karaté est d'autant plus important qu'il a formé plusieurs disciples. Certains d'entre eux sont devenus eux-mêmes maîtres de cet art et ont diffusé l'art et les idées de leur maître, tout en contribuant à les faire évoluer. Voici les noms de ses principaux disciples.
Kiuna et Sakihara furent aussi des disciples de Matsumura, mais nous n'en savons pas plus sur eux. Tous ces disciples ont contribué à la stabilisation des formes du karaté et à sa diffusion dans l'île d'Okinawa.
C'est avec Sôkon Matsumura né au début de XIXe siècle que le karaté passe de la légende à une véritable connaissance historique. Il était maître d'arts martiaux et vassal du roi, il connaissait l'art du combat chinois et l'art du sabre japonais. Remonter antérieurement ne permet que constituer qu'un ensemble d'hypothèses sans certitude.
Il est probable que l'art du combat chinois ait été introduit à Okinawa par trois filières complémentaires: l'apport des voyageurs venus de Chine, la transmission par les Chinois installés dans l'île et, à une période un peu plus tardive, celui des habitants d'Okinawa qui firent le voyage de Chine.
À partir dOkinawa-te, plusieurs autres
styles de karatés sont devenu très populaire, entre autres les
4 styles majeures du karaté (Shito-Ryu, Goju-Ryu, Shotokan et le
Wado-Ryu), et 2 autres aussi très populaires (le Kyokoshinkai et
le Shorin-Ryu).
Le karaté venant du Japon : Shotokan, Wado-Ryu,
Shito-Ryu et le Kyokoshinkai Le Karaté venant dOkinawa :
Uechi-Ryu, Goju-Ryu, Shorin-Ryu et Isshin-Ryu. Voici donc leurs
histoires.
Le 10 novembre 1868, le fondateur du Shotokan,
maître Gichin Funakoshi est
né dans le village de Shuri. En 1879, à lâge de 11 ans,
il étudia le Shuri-Te sous le maître Yasutne Itosu. Celui-ci
appris très rapidement et en 1917, il a été choisi de partir
de Kyoto pour donner une démonstration publique au Japon.
Cest à ce moment quil introduit le mot KARATE,
traduit KARA veut dire vide et TE, les mains. Cinq ans plus tard,
en 1922, il fît une autre démonstration publique au national
athletic exhibition à Tokyo, aux demandes de ses amis, de leur
enseigner ce karaté. Son dojo ouvra ses portes à Zoshigawa dans
Tokyo, nommé par ses élèves Shotokan, Kan qui veut dire
maison, donc la maison de Shoto, qui est en réalité le nom
dartiste de maître Funakoshi qui lutilise quand il
écrit des poèmes. Maître Gichin Funakoshi mourut en 1957 à
lâge de 88 ans.
Plusieurs autres styles de karaté proviennent de
lécole de Funakoshi Sensei entre autres, maître Matsutatsu Oyama qui fonda le Kyokoshinkai
et maître Hironori Otsuka qui
fonda le Wado-Ryu.
Kanryu Higashiona
Sensei, né en 1853, un maître de karaté actif pendant la
deuxième moitié du 19e siècle, développa son karaté à
partir de Naha-Te avec des influences du Chüan-fa de la
Chine méditoriale. Lécole de Higashionnas sest
appelée le Shorei-Ryu. Il décéda en 1915.
En 1887, naissait Kewa
Mabuni Sensei, fondateur du Shito-Ryu, descendant dun
rang de guerrier dOkinawa appelé « Bushi ». Mabuni
Sensei appris le Shuri-Te de Yasutne Itosu Sensei (1830-1915) qui
a son tour était un élève de Sokan
Matsumura Sensei (1792-1887) le père du Shorin-Ryu. De plus
il appris le Naha-Te de Kanryu
Higashionna Sensei (1853-1915) et de Seiko Arakaki Sensei
(1840-1918). Mabuni Sensei mourut à Osaka, Japon en mai 1952 à
lâge de 64 ans.
Un autre des étudiants de Higashionnas Sensei
était Chojun Miyagi Sensei (1888-1953),
qui comme Higashionnas Sensei est venu pour voyager en Chine pour
augmenter sa connaissance. En 1929, il a présenté son propre
style, le Goju-Ryu, au Japon.
En 1923, Choi Yong-Li est né dans le sud-ouest
de la Corée. A lage de quinze ans, il décida de changer
son nom en Masutastsu Oyama. Après deux
ans de pratique de Shotokan sous Gichin Funakoshi, Oyama a
laissé le Shotokan pour le Goju-Ryu sous un professeur coréen,
So Nei Chu. Oyama est venu pour souligner la force dans sa
formation et en 1956, il fonda le Kyokoshinkai, un karaté plein
contact. Oyama Sensei est décédé en 1995 dun cancer.
Le style Wado-Ryu a été fondé par le dernier
grand maître, Hironori Otsuka
(1892-1982). Otsuka Sensei est né le 1er juin 1892 à Shimodate,
près de Tokyo. Il débute son apprentissage des arts martiaux à
lâge de six ans avec le Yoshin Ryu Jujitsu, sous
Shinzaburo Nakayam Sensei. À lage de 29 ans, il reçoit le
titre de « Menkyo-Kaiden », le désignant comme le maître
successeur de ce style. En 1922, il débute son apprentissage
sous Gichin Funakoshi Sensei et apprend le style Shotokan, pour
devenir lun de ses meilleurs élèves. Il retourna à
Okinawa pour apprendre plus profondément ce que les maîtres
Funakoshi Sensei lui avaient enseigné. Il réalisa que Funakoshi
Sensei avait trop simplifié et modifié les techniques et les
katas, et pour ces raisons en 1934, il élabora un nouveau style
de karaté en y combinant une partie de Jujitsu : le Wado-Ryu «
La voie de la paix ». En 1966, il fut décoré par
lempereur du Japon de la médaille de Sokokyoku Jitsu-Sho,
pour ses efforts dans le karaté. En 1967, il changea le nom de
Wado-Ryu pour Wado-Kai, Ryu qui veut dire Style et Kai,
organisation. En 1972, la « International Martial Arts
Federation Kobusa Bu In », lui décerna un 10e Dan dans le
karaté-do, réservé pour le fondateur du style. À cet honneur
il devint à la tête dirigeante de tous les arts martiaux sous
lorganisation du « All Japan Karate-do Federation ».
Hironori Otsuka Sensei, décéda le 29 janvier 1982, à
lâge de 90 ans.
À la mort de Otsuka Sensei, le WADO sest
séparé en quatre branches, le Wado-Ryu sous Jiro
Otsuka Sensei, le Wado-International Karate-do Federation
sous Tatsuo Suzuki Sensei, le Wado-Kai
(JKF) et le Wado-Kai (Shintani Wado-Kai Karate-do Federation)
sous Masaru Shintani Sensei
Masaru Shintani
Sensei né le 3 février 1927, Kudan Hanshi (9e Dan en tête
du Wado-Kai) décédé en 2000, est un élève directe de Hironori Otsuka Sensei et demeure
très fidèle aux instructions de son professeur. Il a été le plus haut rang décerné sous le karaté
japonais Nord-Américain. Shintani Sensei débuta le karaté
Shorin-Ryu durant la 2e guerre mondiale dans un camp
dinternement au Canada, plus précisément en
Colombie-Britanique, sous Akira Kitegawa Sensei. Kitegawa Sensei
était un professeur qui enseigna le karaté très brutal. Après
la mort de Kitegawa Sensei, Shintani Sensei alla compétionner à
Tokyo au « All Japan Karate Championship », où Otsuka Sensei
le remarqua. Shintani Sensei devint un de ces élèves et
celui-ci le plaça seul à la tête pour enseigner le Wado-Kai en
Amérique du Nord. Avec le temps, Shintani Sensei obtint sa
propre organisation et de plus fonda un nouveau type dart
martial, « Le SHINDO », arme dautodéfense (bâton de 36
pouces). La « Shintani Wado-Kai Karate-do Federation » est
centralisé à Hamilton, Ontario et est présentement,
lorganisation la plus grosse en Amérique du Nord. En
novembre 1995, la « World Union Martial Art Federation » lui
décerna la présidence de celle-ci, qui englobe plus dune
trentaine dorganisation de styles différents.
Voici une liste plus complète des styles de
karaté provenant dOkinawa ou du Japon:
Chinto-Ryu, Chito-Ryu, Doshinkan, Gohaku-Kai, Goju-Ryu (Kanzen),
Goju-Ryu (Okinawan), Goju-Ryu (Meibukan), Gosoku-Ryu, Isshin-Ryu,
Kenseido, Koei-Kan, Kosho-Ryu Kenpo, Kyokoshinkai, Kyu Shin Ryu,
Motobu-Ryu, Okinawan Kempo, Okinawa-Te, Ryokukai, Ryuken, RyuKyu
Kempo, Sanzyu-Ryu, Seido, Seidokan, Seishin-Ryu, Shindo
Jinen-Ryu, Shinjimasu, Shinko-Ryu, Shito-Ryu (Itosu-Kai),
Shito-Ryu (Seishinkai), Shito-Ryu (Kofukan), Shito-Ryu (Kuniba
Ha), Shito-Ryu (Motobu Ha), Shorin-Ryu (Kobayashi), Shorin-Ryu
(Matsubayashi), Shorin-Ryu (Shobayashi), Shorin-Ryu (Matsumura),
Shorinji Kempo, Shorinji-Ryu, Shoshin-Ryu, Shotokai, Shotokan,
Shotoshinkai, Shudokai, Shuri-Ryu, Shuri-Te, Uechi-Ryu, Wado-Kai,
Wado-Ryu, Washin-Ryu, Yoseikan, Yushukai, Yuishinkan.